mercredi 17 octobre 2012

7e Championnats du Monde de Sudoku




Il était certes attendu, mais ne partait pas vainqueur... et pourtant. Après Thomas Snyder en 2011, Jan Mrozowski a décroché à son tour un troisième titre de champion du monde au nez et à la barbe de Kota Morinishi, à l'issue d'une finale qui en aura toutefois laissé plus d'un sur sa faim. Retour sur les 7e championnats du monde de sudoku qui se sont tenus du 1er au 3 octobre à Kraljevica, en Croatie.




Lundi 1er octobre : arrivée

Plus de 15h après mon départ de Gap, arrivée en fin d'après-midi à l'hôtel Uvala Scott de Kraljevica, lieu de la compétition. Accueil, partie de cartes avec trois des membres de l'équipe de France arrivés par le même bus que moi, dîner, (brève) séance de questions/réponses... et c'en était fini de la première soirée. Les hostilités devaient démarrer le lendemain à 10h, après la traditionnelle photo de groupe ainsi que les photos d'équipes.

Mardi 2 octobre : compétition - épreuves

La séance photo rapidement expédiée, le tournoi commença avec, en guise d'entame, une épreuve de 25 minutes sur le thème du mensonge... belle mentalité que voici. Plus sérieusement - quoique -, les organisateurs avaient cette année décidé d'opter pour un thème surprenant et qui n'aura pas fait l'unanimité à en croire certains commentaires glanés ici et là : le dessin animé (en particulier l'oeuvre de Walt Disney, quoique pas exclusivement). L'épreuve 1 était ainsi intitulée "Pinocchio"...

Épreuve 1 : Pinocchio (25')
7 grilles classiques... ou presque : chacune d'entre elles comportait trois chiffres (identiques) mis en évidence - fond blanc et contour noir. Sur ces trois chiffres, un exactement était faux et les deux autres justes. À nous de déterminer qui était "Pinocchio", de lui attribuer la bonne valeur et de résoudre la grille ; ou plus exactement, de trouver la valeur de trois cases marquées A, B et C (seules ces trois cases, ainsi que le Pinocchio, étant examinées lors de la correction). À noter que 4 de ces grilles étaient des sudokus diagonaux et non pas des classiques à proprement parler, ce qui contredit ma première phrase.
Épreuve accessible, sur laquelle je pêche par manque de préparation... et de concentration, "oubliant" la dernière grille et ne m'en apercevant que trop tard pour espérer la résoudre. 40 points sur 50 contre 75, bonus aidant, pour le meilleur, et un départ peu convaincant. Les grilles elles-même étaient plutôt bien construites, avec des passages clés très satisfaisants à repérer, sur les deux dernières grilles en particulier.

Épreuve 2 : Smurfs (80')
Avec ses 80 minutes, cette épreuve sera la plus longue des championnats. Là encore, c'était quasiment du classique... mais pas tout à fait. Les 30 grilles proposées étaient regroupées par 3 ; les grilles d'un même trio comportaient chacune deux cases horizontalement adjacentes, lesquelles formaient ainsi un nombre de deux chiffres : le "Smurf" (nom anglais pour Schtroumpf...). Ce nombre était le même pour les grilles d'un même trio, mais différait d'un trio à l'autre. Cette partie de la règle ne me coûtera pas moins de trois grilles, pour ne pas l'avoir eue en tête au moment opportun.
Les grilles étaient difficiles quoique toutes solubles sans hypothèses, et l'épreuve s'avéra longue, trop pour pouvoir tout faire : seuls 4 joueurs dépassèrent les 100 points. Je m'en tirai avec 94 points sur 160 (138 pour Kota Morinishi) ; je sortis déçu de la salle mais mon score s'avéra en réalité conforme à mon résultat final.

Épreuve 3 : Snow white and the seven dwarfs (45')
8 grilles, dont l'une vaut le tiers des points de l'épreuve et n'est soluble qu'après être venu à bout des 7 autres, ou presque. Il était prévisible dès la parution du livret d'instructions que cette épreuve allait aboutir à l'apparition de deux groupes : le groupe "Blanche-neige" d'une part, le groupe "6 à 7 nains" de l'autre ; comprenez les joueurs ayant terminé l'épreuve et ceux ayant buté sur la grille majeure. Et de fait, le résultat fut sans appel : un nombre énorme de joueurs marquèrent 51 ou 60 points (la différence se faisant essentiellement sur la grille 4, Halved squares, démesurément difficile pour ses 9 points).
Je ne parvins pas à m'extraire du groupe des nains et dus me contenter de 60 points sur 90 après avoir sué sang et eau sur cette quatrième grille. 98 pour Zoltán Horváth et un superbe triplé japonais (96/95/93).

Épreuve 4 : The muppet show (60')
Probablement l'épreuve la plus pénible du tournoi, celle-ci se composait de deux parties. Il s'agissait en premier lieu de déterminer la valeur des 9 "Muppets", chacun étant présent une fois par grille et correspondant toujours au même chiffre. Pour ce faire, une seule méthode : consacrer les dix premières minutes à passer frénétiquement d'une page à l'autre afin d'éliminer 8 des 9 valeurs possibles pour le premier muppet, puis pour le deuxième, etc. Le spectacle était probablement des plus amusants vu de l'extérieur, mais pour le moins fastidieux et sans grand intérêt de notre point de vue...
Une fois ceci fait, restait à reporter les chiffres dans chaque grille et à tenter d'en résoudre un maximum durant les 45/50 minutes restantes. Malheureusement, conformément à l'aperçu que j'en avais eu durant cette première phase, la difficulté des grilles était beaucoup trop élevée pour correspondre à un temps théorique d'à peu près 3 minutes par unité. Jan Mrozowski, particulièrement à l'aise sur ces grilles, ne dépassa pas les 86 points sur un maximum théorique de 120. Mes 62 points me plaçaient en 4e position.

Épreuve 5 : Professor Balthazar (60')
ProductsKillerKendokuRatios... la couleur était annoncée : cette épreuve allait faire la part belle à l'arithmétique, censément un de mes points forts. Soixante minutes plus tard, après avoir planté davantage de grilles que je n'en avais résolu, je sortais de la salle en ayant définitivement fait la preuve de ma capacité à gâcher les opportunités qui se présentent à moi. 56 points sur 120, 98 pour le meilleur et un score cette fois nettement inférieur à celui de la plupart des autres joueurs évoluant dans le top 10 - un comble sur une épreuve supposée me favoriser. La quantité phénoménale d'erreurs accumulées ne m'aura pas permis d'apprécier véritablement les grilles mais il s'en trouvait quelques belles dans le lot, notamment les n°14 (Violeta's Math) et surtout 9 (Amadeus's Little Killer, d'une très belle conception).

Épreuve 6 : Disneyland (50')
Passablement refroidi par l'épreuve précédente, j'abordai celle-ci avec un certain manque de confiance, convaincu d'avoir laissé échapper ma place en playoffs (ce qui, comme j'allais pouvoir le constater plus tard, était faire preuve d'un léger excès de pessimisme). Quoi qu'il en soit, c'est sans entrain que j'entamai cette avant-dernière épreuve individuelle dont je me sortis là encore sans grande gloire : 49 points sur 100, pour un maximum de 69. Plusieurs grilles appartenaient à des types qui ne me disaient rien du tout car n'ayant guère de sudokus que le nom (4, 6, 12...), et mon objectif premier était ici de ne pas accroître outre mesure mon retard (supposé).
Au rayon des aberrations, notons un sudoku nonconsécutif (Beauty and the beast) à la difficulté délirante, absolument incassable sans hypothèses, et un sudoku outside (Dumbo) côté 5 points, dont je pense que les joueurs ayant commis l'erreur de s'y attaquer se souviendront longtemps.

Épreuve 7 : TNT (10')
Enfin vint le temps du sprint final : trois grilles reliées deux à deux par une région, la grille centrale étant une 9x9 classique que complétaient deux sudokus irréguliers 7x7. Des points partiels étaient attribués pour chaque grille résolue (9 par 7x7 et 12 pour la 9x9), pour un total de 30 points auquel pouvait s'ajouter un bonus allant jusqu'à 25 points (en fonction de la position du joueur).
Persuadé de devoir rattraper un hypothétique retard accumulé sur les épreuves précédentes, je tâchai donc de m'appliquer à réussir ce dernier round, veillant à éviter les erreurs - pouvant coûter particulièrement cher sur une épreuve aussi courte - tout en conservant une vitesse suffisante pour glaner un peu de bonus. Malgré quelques frayeurs en cours de route, j'en terminai en un peu de moins de 8', en quatrième position ; il s'avéra ultérieurement que Jan, qui avait rendu sa feuille avant moi, avait malheureusement fait une erreur : j'héritai donc de la 3e place et du bonus correspondant, pour un total de 48 points sur les 30 points de base. Les 55 points de la première place allaient au jeune chinois Jin Ce.
La grille elle-même était bien conçue et le temps alloué correctement estimé ; en revanche, le format de l'épreuve était clairement insatisfaisant. D'excellents joueurs (notamment Kota Morinishi et Hideaki Jo) héritèrent d'un 0 pour des erreurs qui, sur toute autre épreuve, leur auraient été largement moins préjudiciables ; la mésaventure est notamment arrivée à mon ami Fred Stalder (voir son analyse ICI) et lui coûte certainement plusieurs places.

Sur ce round des plus tendus s'achevaient les épreuves individuelles ; restaient à venir les deux épreuves par équipes, dont la faible durée (25' et 30' respectivement) annonçait qu'elles allaient également atteindre un niveau d'intensité palpable...

Épreuve 8 : Cinderella's diamond (25')
4 joueurs/ses ; 25 minutes ; 13 grilles classiques. L'équation semblait soluble, à une inconnue près : 12 de ces grilles devaient être agencées de façon à former un losange, en se chevauchant les unes les autres via une ou deux régions ; la 13e et dernière grille devant se placer au centre dudit losange avant de pouvoir être résolue. Il nous appartenait bien entendu de déterminer l'emplacement de chaque grille (à l'exception de la 13e, connue dès le départ).
La stratégie de notre équipe était relativement simple et basée sur nos forces et faiblesses respectives : deux joueurs se consacrant à la construction du diamant, les deux autres à la résolution des grilles. 25 minutes haletantes plus tard, 12 grilles étaient tombées dans notre escarcelle ; seule nous manquait la grille centrale. 180 points sur 200 : résultat appréciable compte tenu de la relative faiblesse de notre équipe en matière de sudokus classiques.

Épreuve 9 : Three little pigs (30')
Toujours des grilles classiques : seulement 6 cette fois... mais s'y ajoutaient 18 "cochons" constitués de 7 chiffres chacun ; chaque grille devait être reliée à 3 cochons, à déterminer parmi les 18 puis à placer correctement sur la grille en question avant de pouvoir la résoudre.
L'épreuve était rude et seules deux équipes purent en terminer dans les temps ; avec 4 grilles résolues et 100 points sur 150, nous réalisâmes le 4e score ex-aequo : là encore, pas de quoi rougir.

Les organisateurs étant passablement débordés par les corrections, nous n'avions en sortant de cette dernière épreuve aucune idée de ce que serait le classement définitif. Il allait donc nous falloir attendre le mercredi matin pour connaître le nom des 8 qualifiés pour les phases finales... censées débuter à 10h ce même jour. Aussi peu confiant que possible dans mes résultats, je fis traîner la soirée en longueur avec ce cher Fred Stalder jusqu'aux environs de 3h du matin avant de me décider à aller grappiller quelques miettes de sommeil... au cas où.

Mercredi 3 octobre : compétition - phases finales

Et donc, le mercredi matin, faisant fi de mes estimations, le tableau des résultats faisait figurer mon nom en face de la 6e place, synonyme d'accession aux playoffs. Un vague petit-déjeuner plus tard, les organisateurs nous prenaient à part afin de récapituler le déroulement des choses et surtout de procéder au choix des grilles ; les quarts de finale allaient en effet se dérouler selon le schéma suivant : le 1er joueur à l'issue des épreuves affronterait le 8e, le 4e le 5e, le 3e le 6e et enfin le 2e le 7e. Les duels auraient lieu les uns à la suite des autres, sur tableau (sur estrade et devant public, bien entendu). Une liste d'une trentaine de grilles nous était proposée, au sein de laquelle nous devions en choisir une (si nous étions le joueur le moins bien placé au sein de notre duel) ou deux (le mieux placé) ; nous nous affronterions par la suite sur une grille à la fois, la victoire allant au premier joueur en ayant remporté deux. Bref résumé de chaque match :

1 (Kota Morinishi) / 8 (Rohan Rao)
- Sudoku irrégulier : 1/0
- Sudoku classique moyen : 2/0
=> Victoire de Kota (1)
Rohan semblait prendre un bon départ sur la première grille, mais Kota fit la différence sur la seconde moitié de la résolution et s'empara logiquement de la deuxième grille.

4 (Jakub Ondroušek) / 5 (Hideaki Jo)
- Sudoku differences (+5) : 0/1
- Sudoku classique moyen : 1/1
- Sudoku pinocchio : 1/2
=> Victoire de Hideaki (5)
L'un des deux matches les plus disputés, celui-ci fut surtout le théâtre d'un mini-drame lorsque la solution de Jakub sur la deuxième grille fut dans un premier temps jugée incorrecte, avant d'être finalement validée lorsqu'il s'avéra que l'erreur provenait de la grille de correction. Hideaki était de toute évidence dans une forme impressionnante, mais ce quiproquo n'aura probablement pas aidé Jakub à être d'une parfaite sérénité sur la grille décisive.

3 (Tiit Vunk) / 6 (Bastien Vial-Jaime)
- Outside sudoku : 1/0
- Sudoku classique moyen : 1/1
- Sudoku diagonal : 2/1
=> Victoire de Tiit (3)
Compte tenu de ma faiblesse sur les sudokus diagonaux, je savais devoir l'emporter sur la première grille pour avoir une véritable chance de passer ; malheureusement, le stress aidant, ma résolution s'avéra clairement insatisfaisante, bien que j'en terminasse peu après mon adversaire. Je me rattrapai sur la deuxième grille, dont la difficulté me convint bien, avant d'échouer sur ma némésis annoncée, particulièrement retorse (du moins dans ces conditions de jeu).

2 (Jan Mrozowski) / 7 (Chen Cen)
- Star product sudoku : 1/0
- Sudoku classique moyen : 2/0
=> Victoire de Jan (2)
Remarquable résolution de Jan sur le Star product, sur lequel Chen n'était visiblement pas très à l'aise ; suivie d'une victoire convaincante sur la seconde grille. Jan fit indéniablement forte impression en remportant facilement ce match.

Les demi-finales virent donc s'affronter Kota et Hideaki d'une part, et Tiit et Jan de l'autre ; pour les quatre perdants des quarts de finale, le parcours s'arrêtait là -  notre position respective à l'issue des épreuves du mardi nous départageant. Je conservai donc ma 6e place, Chen sa 7e et Rohan sa 8e, tandis que Jakub passait de la 4e à la 5e.
N'ayant plus en tête le déroulement exact des semi-finales, je serai bref : Kota l'emporta sur Hideaki et Jan sur Tiit. La petite finale vit la victoire de Hideaki sur Tiit, et fut suivie du match décisif entre le double champion du monde 2009/2010 et l'homme en forme du moment, donné favori avant les championnats et premier à l'issue des épreuves.
Celui-ci allait se jouer en trois grilles gagnantes ; malheureusement, l'une d'entre elles s'avéra être un sudoku irrégulier/diagonal assez coriace. Kota buta irrémédiablement dessus... tandis que Jan, sur les épaules duquel les matches précédents devaient commencer à peser quelque peu, se retrouvait face à une erreur visiblement impossible à corriger. Bon gré mal gré, il entreprit donc de recommencer la grille du début à l'aide d'un marqueur d'une autre couleur... et en vit néanmoins la fin avant son adversaire ! La dernière grille, un "mini-TNT" constitué de deux grilles 7x7 imbriquées, allait consacrer Jan et lui permettre l'accession à un troisième titre de champion du monde.

Résultats individuels :

1. Jan Mrosowski (Pologne)
2. Kota Morinishi (Japon)
3. Hideaki Jo (Japon)
4. Tiit Vunk (Estonie)
5. Jakub Ondroušek (République Tchèque)
6. Bastien Vial-Jaime (France)
7. Chen Cen (Chine)
8. Rohan Rao (Inde)


Résultats par équipes :

1. Japon
2. République Tchèque
3. Chine
4. Allemagne
5. France
6. Slovaquie
7. Inde
8. Hongrie


À l'issue du tournoi, l'équipe de France s'empare de la 5e place et améliore sa marque de 2011, notamment grâce à des résultats très satisfaisants sur les deux épreuves par équipes. Je demeure convaincu que le podium nous est accessible et encourage tous les postulants à une place dans l'équipe à redoubler d'efforts dans leur entraînement afin que 2013 soit l'année de la réalisation de cet objectif.
Au-delà de la performance, qui n'est qu'un des aspects de ces championnats du monde, ces WSC auront été l'occasion de nombreux échanges avec des joueurs/ses de tous horizons. Là où d'aucuns pourraient se figurer une confrontation acharnée entre personnes ou pays, il s'agit bien avant tout de combat contre soi-même, contre ses propres limites, au sein d'un groupe de passionnés toujours prompts à applaudir une belle performance, généreux de conseils, et rarement avares d'auto-critique. Cela tient probablement en partie à notre statut d'amateurs, mais pas uniquement. La base de notre activité est dans la confrontation du joueur avec une énigme, un puzzle, confrontation éminemment personnelle ; et non dans l'opposition entre joueurs, qui n'est qu'un prétexte (bienvenu) à rassemblement et à émulation. Cette caractéristique fait des WSC un évènement, certes d'une grande intensité intellectuelle, mais également d'une candeur appréciable au possible. Chaque soirée voit des groupes de joueurs de 2, 5, 10 nationalités différentes s'affronter sur des puzzles au sein d'équipes improvisées pour la circonstance, ou encore collaborer à la résolution d'un problème particulièrement retors ; et chacun de faire montre à cette occasion de ses capacités et de révéler des talents parfois insoupçonnés.
L'on ressort de ces championnats comme d'un grand bain d'humilité, et c'est avant tout pour le bénéfice humain que l'on en retire que j'invite toutes les personnes ayant le goût du sudoku, et des jeux de logique en général, à s'essayer à l'aventure. Pour ce faire, "rien de plus simple" : participer aux qualifications françaises, dont l'édition 2013 devrait avoir lieu au mois de juin (date à confirmer)... et figurer dans les premières places, naturellement. D'ici-là, vous disposez fort heureusement de plusieurs mois pour mettre toutes les chances de votre côté !
Je reviendrai prochainement sur le sujet ; dans l'attente, je vous remercie de votre lecture et vous donne rendez-vous ici-même dans une semaine au plus tard, puisque tel est désormais l'engagement qui me lie.

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